Vidéo : pour une philosophie du succès plus douce

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Dans cette vidéo, l’écrivain Alain de Botton parle du bonheur et du succès, il y explique notamment que l’anxiété dans notre société est liée aux attentes trop fortes que l’on a envers soi-même…

 

Voilà une vidéo que j’ai beaucoup aimé car Alain de Botton analyse ici le paradoxe d’une société où « tout est possible » mais où il n’a jamais été aussi difficile de ne pas être victime d’anxiété :

Jamais auparavant nos attentes ont été aussi élevées sur ce que nous pouvons faire tout au long de nos vies. On nous dit que l’on peut tout faire.

Aujourd’hui il est peut être plus facile que jamais de bien vivre. C’est peut être plus dur qu’auparavant, de rester calme, et de ne pas souffrir d’angoisse professionnelle.

Si vous analysez les livres de développement personnel qui sont produits dans le monde aujourd’hui, il y en a de deux sortes. Le premier type vous dit, « Vous pouvez le faire! Vous réussirez! Tout est possible! » Et l’autre, vous dit comment il faut traiter ce qui est poliment appelé « faible estime de soi »

D’autres citations intéressantes :

Un snob est une personne qui prend une petite partie de vous, et qui s’en sert pour établir une vision générale de qui vous êtes.

Je ne pense pas que nous soyons particulièrement matérialiste. Je pense que nous vivons dans une société qui a simplement associé certaines récompenses émotionnelles à l’acquisition de biens matériels. Ce ne sont pas les biens matériels que nous voulons, ce sont les récompenses.

La prochaine fois que vous voyez quelqu’un qui conduit une Ferrari ne pensez pas «Ceci est quelqu’un qui est avide.» Pensez, « Voila quelqu’un d’incroyablement vulnérable et en besoin d’amour. »

Retenez-vous quand il s’agit de juger les autres. Vous ne connaissez pas nécessairement la valeur des autres. C’est une partie inconnue d’eux. Et on ne devrait pas se conduire comme si on savait.

Par contre Je ne suis pas complètement d’accord avec lui quand il dit que la recherche d’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle n’a pas de sens. Je pense au contraire que c’est nécessaire pour réduire l’anxiété dans la société.

Avoir une vie personnelle équilibrée ou stable peut permettre de mieux gérer le stress et la pression dans le monde professionnel par exemple. Cela peut aider à relativiser l’importance du monde du travail qui chez beaucoup de personnes prend une proportion énorme et démesurée.

Pour reprendre le terme de « snob », je dirais qu’il ne faut pas être snob, et d’abord avec soi-même car nous sommes beaucoup plus que ce que nous pensons.

Mais je suis d’accord cependant que réussir à atteindre le sommet à la fois dans sa vie personnelle et professionnelle est un idéal qui pour la majorité des gens n’est pas réalisable à 100%.

Certains métiers offrent trop de contraintes, et réussir vraiment dans un domaine demandera toujours quelques « sacrifices » dans un ou plusieurs autres domaines de sa vie.

Cependant réussir est quand même possible si on reconsidère ce que réussir signifie vraiment pour soi-même.

Cela commence par faire le ménage complet des idées de réussite que la société nous a inculqué. Puis apprendre à se focaliser uniquement sur ses propres critères de réussite. C’est ce que dit aussi Alain de Botton :

la plupart du temps, nos idées de ce que nous pensons être une vie réussie, ne sont pas les nôtres.

Ce que je soutiens, ce n’est pas que nous devrions laisser tomber nos idées sur le succès. Mais nous devons nous assurer que ce sont les nôtres. On devrait être plus concentré sur nos idées.

 

Et vous, que vous inspire cette vidéo ?

 

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  • Alexis , le 19 avril 2012 à 20 h 09 min

    Bonjour,
    C’est vraiment une superbe conférence, Alain avait l’air très tendu, il a un sacré débit :p
    Encore plus qu’intéressant, le contenu permet de vraiment se remettre en question et c’est une très bonne chose.

    Ce qui m’a le plus frappé était le question sur le jugement, surtout avec la définition du snobisme. Personnellement, j’essaie de juger le moins possible les gens, on ne connaîtra jamais une personne par coeur, d’autant plus que dans notre société où tout évolue extrêmement rapidement, les gens peuvent changer très vite et beaucoup.

    Le pire – et cela rentre dans la recherche de ses idées et non du suivi de ceux des autres – c’est que l’on ne se connaît même pas intégralement soi-même, notamment à cause de la non-exploration de l’inconscient. Nous pourrons nous surprendre n’importe quand à faire quelque chose dont nous nous serions jamais cru capables (ça m’est arrivé lundi), et cela prouve que l’on ne se connaît même pas nous-même. Alors vouloir juger les autres ?

    Pour revenir sur le sujet de base, c’est vrai qu’aujourd’hui nous sommes capable de tout faire, tout semble possible mais on nous fait croire que non… donc finalement la plupart des gens restent à croire que quelque chose est possible mais pas dans leur cas.

    En fait – réfléchissons-y – ce serait horrible si tout le monde arrivait à réaliser des choses parfaites, à accomplir ses rêves.. je ne sais pas pour vous, mais franchement, l’utopie me rendrait fou !

    J’ai remarqué que nous vivons dans une société individualiste (capitaliste) où presque tout le monde a la même mentalité. Une mentalité dans laquelle la consommation et la fainéantise sont reines, et surtout où finalement la réflexion (très creuse je sais) serait : « Pourquoi souhaiter une utopie ? Pourquoi souhaiter le succès des autres alors que celui-ci éclipserait le mien ou mettrait en pleine lumière mes échecs ? »

    Cela rejoint la notion de « compétitivité » qui est sûrement l’une des choses que je méprise le plus au monde : c’est stérile, pervers, malsain, etc.

    Je sais que mon commentaire est sûrement très déstructuré et fourre-tout mais c’était vraiment un article-conférence auquel je me devais de commenter !
    À bientôt !

    • Benoît , le 20 avril 2012 à 16 h 54 min

      Merci Alexis pour ce commentaire bien inspiré !

  • patricia pierron , le 22 avril 2012 à 15 h 29 min

    Le débit est parfois rapide.
    Vaste question sur la réussite
    Il faut savoir s’écouter, entendre ce que nous envoie notre corps par des messages, être à l’écoute et il est tellement facile de les ignorer ou de fermer sa porte sur ses ressentis, mais combien reculent et la nuit pour trouver le sommeil se réfugient dans les somnifères.
    Pour moi, je dois cesser la location de mon bureau car financièrement le loyer devient une charge et mon choix me permet de ne pas courir le risque de l’endettement – pour moi ce n’est pas un échec je sais que je vais rebondir, je continue dans mes démarches mon objectif est de finir par être reconnue dans mon activité, arriver à développer la sophrologie qui permet de se connaître et faire la paix avec son moi pour continuer à avancer vers son futur.
    très bonne philosophie – merci beaucoup pour ce partage.
    La dernière conférence était en anglais je n’ai pas pu l’écouter
    très bonne journée
    patricia

    • Benoît , le 24 avril 2012 à 9 h 25 min

      Bonjour Patricia,
      Merci pour votre témoignage. je vous souhaite une bonne continuation dans votre entreprise.
      Pour la conférence en anglais, je vais corriger cela, mais sachez que vous pouvez choisir la langue des sous-titres quand vous lancez la vidéo (le bouton juste à droite du bouton de lecture – il faut cliquer sur le bouton lecture pour le faire apparaître le bouton des sous-titres).
      Benoît

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