Comment soigner ses cicatrices émotionnelles ?

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Après avoir été blessé émotionnellement, comment soigner cette blessure, comment aller de l’avant ?

Dans Psychocybernétique (lire mon résumé ici), Maxwell Maltz explique que quand quelqu’un nous « blesse » ou nous heurte émotionnellement, nous créons une « cicatrice émotionnelle » pour nous protéger.

Soigner ses blessures émotionnelles
Comment soigner ses blessures émotionnelles

Cependant cette protection peut devenir excessive et nous rendre plus vulnérable encore.

Par exemple, une personne, après avoir été blessée par une une autre personne proche et importante pour elle, peut se renfermer sur elle pour être certaine de ne plus être blessée par personne à l’avenir.

La conséquence est que cette personne est alors constamment sur ses gardes quand elle rencontre une autre personne. Et ce comportement peut repousser d’autres personnes ayant pourtant de bonnes intentions et qui seraient en mesure de l’aider.

Comment effacer ses propres cicatrices émotionnelles ?

La solution présentée par Maxwell Maltz est de pardonner.

Déjà vu ?  Pas si facile ? Ca ne marche pas ?

En fait, selon lui, le pardon n’est pas assez utilisé de manière thérapeutique. Et la  raison c’est que le vrai pardon n’a pas été suffisamment testé. Il faut que ce soit un pardon total et sans contrepartie.

« Je peux pardonner, mais pas oublier » est seulement une façon détournée de dire : « je ne pardonnerai pas »

Et dans certains cas, dire cela peut être pire qu’affirmer qu’on ne pardonne pas. Il écrit : « un pardon partial, ou à demi-mot, ne marche pas mieux qu’une opération chirurgicale du visage à moitié terminée » (Si vous n’avez pas lu le résumé du livre, je rappelle que Maxwell Maltz était par ailleurs chirurgien esthétique).

Le pardon doit ensuite être oublié aussi bien que ce qui a été pardonné.

Le pardon que l’on rappelle et ramène à la surface réinfecte la plaie que l’on essaie d’effacer.

Une des raisons qui rend le pardon difficile à utiliser, c’est qu’on l’utilise souvent d’une mauvaise manière : c’est à dire pour se venger.

En effet certains « pardonnent » car ils considèrent qu’ils se mettent ainsi au dessus du pardonné, en position supérieure. Et dans ce cas-là, le « pardon » (qui n’en est pas vraiment un) devient une revanche.  On veut montrer au pardonné (plus ou moins inconsciemment) qu’on est plus fort et que finalement, on gagne.

Ce type de pardon ne soigne pas cependant les vraies cicatrices.

Le vrai pardon « thérapeutique » efface les cicatrices complètement, comme si ce qui était pardonné n’avait jamais existé.

Pourquoi est-il difficile de pardonner ?

La difficulté de pardonner vient seulement du fait que nous aimons condamner les autres. Nous aimons les juger. Cela nous permet de nous sentir supérieur.

Cela explique aussi pourquoi nous sommes parfois attachés à nos « cicatrices », elles nous permettent de nous sentir meilleur (que l’autre) d’une certaine façon.

Comment alors pardonner plus facilement ? Il faut annuler complètement la dette de l’autre personne.

Le vrai pardon vient seulement lorsque que l’on reconnaît que la dette elle-même n’est pas valide. Le vrai pardon vient seulement lorsque nous somme capable de voir, et d’accepter émotionnellement qu’il n’y a et il n’y avait rien à pardonner. Nous n’aurions pas dû au départ condamner ou détester l’autre personne.

Cela ne veut pas dire que vous ne reconnaissez pas de torts à l’autre. On peut voir ses erreurs, ses fautes, mais également DECIDER DE NE PAS JUGER et de ne pas détester l’autre pour ses fautes.

Et si on ne condamne pas l’autre personne au départ, alors il n’y a par conséquent plus rien à pardonner.

C’est une solution radicale et qui présente un certain challenge. Il faut laisser tomber certaines choses auxquelles on s’accroche parfois depuis longtemps…

Pourtant, je pense que ça vaut le coup d’essayer. Et d’ailleurs, vous êtes-vous déjà condamné vous-même avec des remords et des regrets ? On est parfois trop dur avec soi-même, il peut donc être intéressant de commencer par essayer de se pardonner soi-même…

Qu’en pensez-vous ?

Pour aller plus loin avec Mawell Maltz, je vous conseille son livre Psychocybernétique, cliquez sur la photo :

Psycho-cybernétique de Maxwell Malts

Psycho-cybernétique de Maxwell Maltz

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  • chris , le 7 juillet 2011 à 19 h 11 min

    Bonsoir,
    oui je suis tout à fait d’accord avec cet article même si il n’est pas facile de pardonner parce que la colère et la tristesse nous envahissent. C’est la meilleure guérison car détester, juger, sont des sentiments négatifs. Chacun commet des erreurs et des fautes et je crois que si l’autre personne a très mal agi, si elle nous a blessé c’est que quelque part elle devait être elle même mal dans sa peau.

    Je suis peut-être naïve mais je reste à croire qu’il y a toujours une part de bon en chacun de nous personne n’est véritablement mauvais.

    • Benoît , le 7 juillet 2011 à 20 h 18 min

      Bonsoir Chris, et merci pour votre commentaire !

      C’est clair que ce n’est pas facile. Cela demande un gros effort d’humilité.
      Et vous avez sans doute raison également : quand quelqu’un agit mal, c’est d’abord le signe que cette personne a un problème.
      Et donc avec cela en tête, et si on prend un peu de recul, il devient plus facile de pardonner les autres.

      Benoît

  • Rayane , le 25 novembre 2011 à 22 h 39 min

    Je vis toujours avec un sentiment de culpabilité, Dieu sait qu’au fond j’ai fait bien des efforts, mais ça ne paye jamais! Si vous croyez pas à la chance, je suis possédé par la malchance! au point de devenir très complexé, si j’ai rdv avec quelqu’un; quelque chose se débrouillera pour que je n’arrive pas à l’heure. si je fait magnifiquement une chose, elle se débrouillera pour tomber à la fin….. J’ai gagné une belle somme au lolto j’ai perdu le ticket. j’ai monté une entreprise l’atelier a cramé le jour de l’ouverture….. etc
    Le pire dans tous ça, c’est les répercutions, depuis quelques temps, je projette plus et je ne fait plus rien. sauf que le contact avec les gens est devenu très difficile, je culpabilise pour tous, il m’est arrivé de ne pas dormir le soir par ce je n’ai pas dit bonjour à quelqu’un, que la personne concerné ne se rapel même plus, bref, je suis coupable ambulant!
    Quand on me fait du mal je pardonne automatiquement,
    Apparemment, j’arrive juste pas à pardonner à moi même!

    • Benoît , le 28 novembre 2011 à 18 h 20 min

      Bonjour Rayane,
      Vous n’allez peut-être pas aimer mon commentaire, mais tant pis, je préfère dire ce que je pense, plutôt que de vous renforcer dans cette position de victime que vous adoptez.

      En fait, il ne s’agit pas de croire ou non à la chance. La chance n’est qu’un concept qui reflète les résultats du hasard. Gagner une somme conséquente au loto est une conséquence du hasard (et j’ajoute que statistiquement, la meilleure façon de gagner au loto, c’est de ne pas jouer, mais c’est un autre sujet…)

      Je pense que pour n’importe quelle personne, si l’on regarde avec le recul uniquement les éléments positifs de sa vie, on pourra dire qu’elle était chanceuse. Et si l’on considère que les choses négatives de sa vie, on pourra dire qu’elle était malchanceuse.

      Se croire chanceux ou malchanceux n’est qu’une question de perspective.

      Et en fait, toute personne qui se croit malchanceuse focalise son attention sur les éléments négatifs (et renforce sa croyance qu’elle n’a pas de chance). Alors que la personne qui se considère chanceuse focalise son attention sur les choses positives qui lui arrivent (et peut ainsi saisir toutes les occasions qui se présentent).

      La vérité est que tout le monde a des moments difficiles dans sa vie. Tout le monde sans exception. Pourtant parmi les personnes qui ont vécu les plus grands drames, certaines sont aussi celles qui réalisent les plus grandes choses ensuite.

      La différence entre ces 2 catégories ?
      Les négatifs (ou les pessimistes, ou victimes, ou personnes passives, appelez-les comme vous voulez) vont prendre ces événement négatifs comme des excuses pour ne plus rien faire, maudissant leur « malchance » toute leur vie (et refusent de voir le positif puisque cela irait à l’encontre de leur croyance).

      Les positifs (optimistes, les personnes qui agissent et réagissent) prennent les événements négatifs comme un challenge, et utilisent même leurs expériences négatives comme un moteur pour avancer dans leur vie en dépassant leurs limites. Ils sont aussi d’autant plus conscients des choses positives qui leurs arrivent.

      Je suis certain que si vous observez toutes les choses positives de votre vie, vous pourriez constater que c’est loin d’être si dramatique. Seulement, vous semblez tellement focalisé sur vos échecs que vous ne voyez pas la réalité telle qu’elle est vraiment.

      J’aurais encore beaucoup à dire sur ce sujet, peut être en ferai-je d’ailleurs un article, mais en attendant, si vous souhaitez en discuter plus en profondeur, je vous invite à m’envoyer un message en privé via le formulaire de contact.

      Bien cordialement,
      Benoît

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